« Vous aussi, vous allez rendre témoignage » (Jn 15,27)
Mission du séminaire au Pays de Pouzauges, une promenade ?
Trois jours avant l’Ascension, dix-huit séminaristes du second cycle du séminaire Saint-Jean de Nantes ont été envoyés en mission sur la paroisse Saint-Michel de Pouzauges. Venus de différents diocèses de l’Ouest — Nantes, Luçon, Angers, Orléans — et même de l’île Maurice, nous portions une même joie : rendre témoignage au Christ ressuscité.
Pourquoi cette mission ? Certainement pas pour « occuper » quelques jours de printemps, mais pour aller à la rencontre d’un territoire, d’un peuple et d’une Église vivante. Pendant plusieurs jours, nous avons partagé la vie des habitants du Pays de Pouzauges : visites aux EHPAD de la Flocellière et des Collines, des personnes isolées ; bénédictions de fermes, rencontres dans les établissements scolaires, animation des églises, repas ouverts et veillée de prière. Partout, nous avons découvert des personnes heureuses d’échanger, de questionner, de raconter leur foi ou parfois leurs blessures.
Parmi les moments marquants, beaucoup garderont en mémoire l’après-midi au collège Saint-Exupéry : après le déjeuner avec les jeunes, un match de football joyeux et animé d’un concert a fait tomber bien des distances. Puis vinrent les échanges dans les classes, simples et directs. « Qu’est-ce qu’un séminariste ? », « Pourquoi donner sa vie ? », « Êtes-vous heureux ? » Derrière ces questions se cachait une véritable soif.
« Nous pensions être envoyés pour donner ; nous avons aussi beaucoup reçu. »
La plus grande grâce reçue fut sans doute celle-ci : découvrir combien témoigner du Christ avec simplicité et joie ouvre des chemins inattendus. Elle redonne l’espoir que Dieu agit maintenant. À travers l’accueil des familles, la générosité des paroissiens, la fidélité des aînés, l’enthousiasme des jeunes et la beauté discrète de cette terre vendéenne, le Seigneur nous a rappelé qu’Il nous précède toujours dans les cœurs.
Le séjour est passé rapidement. Pourtant, beaucoup d’entre nous seraient volontiers restés davantage au Pays de Pouzauges, tant cette mission nous a profondément marqués.